PANIC IN STAINS

« Les premiers seront les derniers… »

 

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Lieu : ZAC de la Cerisaie
rue du Général de Gaulle
93240 Stains
Date : 31 août 2008
Classement : 1er = dernier
Souvenir : Exaltation & Amertume

 

Une page se tourne…

Ce jour-là aurait du être un beau jour puisque parti dernier, je fis la course en tête avant de franchir la ligne d’arrivée à des années lumières de mes concurrents occupés à se marquer… Mais ce jour-là nous savions que tout ce pour quoi nous avions vibré s’effondrait. Nous n’avions plus d’entraîneur et plus d’Ecole. Pour ajouter encore à cette déroute, nous savions par ailleurs que nous n’aurions plus la possibilité d’être encadré en minimes, et en cadets, et dans toutes les catégories qui auraient du jalonner notre progression à Gagny…

Pour ajouter encore à ma détresse, je fus encore déclassé parce que je n’avais pas utilisé le bon braquet. J’avais pourtant téléphoné à un responsable de l’USMG afin de savoir sur quel vélo je pouvais courir, celui que j’avais loué mais qui était enfermé dans les sous-sols du Club, ou celui que j’avais acheté et préparé pour ma saison en « Minimes 1″… N’ayant pas eu de réponse à mon message, j’ai donc été contraint (et heureux) d’étrenner mon nouveau vélo en course… Dans la situation que nous traversions, et à un mois du changement de catégorie, mon père n’a pas jugé bon de faire dérégler la belle mécanique sur laquelle je roulais… Vous connaissez la suite ! J’ai gagné, puis j’ai perdu… mais je ne regrette certainement pas d’avoir couru comme j’ai couru car, même si elle n’est que virtuelle, je n’ai pas volé cette victoire qui m’a permis de comprendre que la passion, l’application, le travail et l’audace finissent toujours par payer; qu’un entraîneur n’est pas un père; qu’un club n’est pas une famille; que lorsque l’on souhaite atteindre certains objectifs il ne faut pas craindre de faire des choix, même s’ils sont difficiles; et enfin, que ceux qui s’indignaient parce que j’avais trop de dents acérées ne s’offusquent pas, en automne, lorsque des enfants équipés de VTT courent contre d’autres montés sur des cyclocross…

Après ce billet d’humeur, je pense tourner la page et poursuivre, ou plutôt recommencer, le récit apaisé de cette course et des suivantes sur http://velopasssion8.unblog.fr.

 

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PETIT ENTRETIEN ESTIVAL

L’entraînement doit être un jeu et une fête !

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Qu’il est doux de jouer les sangsues derrière un dur-au-mal menant grand train…

En juillet, s’il n’y avait pas eu le vélo, qu’est-ce que je me serais fait « bip » ! Ma sœur s’était carapatée en colo, on aménageait les combles dans la maison… En fait, cela aurait été vraiment mortel si je n’avais pas eu la possibilité de regarder l’étape du Tour à la télé et, généralement en fin de journée, l’opportunité de faire quelques escapades jusqu’au Bois de Vincennes où j’aime jouer les sangsues dans la roue de plus costauds que moi.

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En quête de défis à relever…

Au « débarqué », on se demande toujours s’il va y avoir du monde, si l’on connaîtra quelqu’un, s’il y aura des pelotons et si ceux-ci rouleront vite… On jette un regard sur l’allée interminable par laquelle viendront les météores… et les trainards. Encore hors-jeu, on juge les dilettantes venus là en touristes et l’on jauge les durs-au-mal qui roulent fort sans paraître faire d’efforts. On observe, on temporise en espérant voir une tête connue, un gars du Club ou bien quelqu’un croisé lors d’une compète… En cette saison, on est forcément souvent déçu car, même acharnés, les cyclistes sont souvent épris d’espaces plus vastes que ce providentiel bois des villes qui, dans notre région surpeuplée, tient évidemment lieu de pis-aller. Alors, tant pis, on finit par s’élancer pour un petit tour de chauffe, histoire de voir comment vont les jambes…

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On est venu avec des envies, parfois même avec des intentions…

On est venu avec des envies, parfois même avec des intentions mais ce programme est cependant bien trop lâche pour résister longtemps aux circonstances… La séance de vélo se passe rarement comme on l’avait envisagée. Si le père a amené son vélo, on se fera un plaisir de le laisser sur place à la première occasion. Si la mère est venue admirer son gamin, on fera le kèke pour attirer son regard et multiplier ses sourires. S’il n’y a pas grand monde on improvisera un contre-la-montre ou bien l’on choisira de placer des accélérations. S’il y a quelques fusées, on s’emploiera à les suivre durant un, deux ou trois tours en prenant – ou pas ! – des relais… S’ils se révèlent être à notre portée, peut-être même qu’on leur portera quelques attaques avant de réintégrer sagement le rang… Ça dépendra !
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Qu’il est envoûtant le fredon de la vitesse…

Allons, il n’est plus temps de tergiverser plus longtemps ! et puisque les jambes sont là, je me mets donc en quête de défis à relever. Puisque le Bois est désert, je m’astreins à placer quelques menus sprints solitaires qui pour être assez vifs ne sont cependant ni très allègres ni absolument incisif. Pour me convier à réaliser de vraies exploits, il me manque un partenaire, un compagnon d’entraînement, un frère… Heureusement, en ce mois juillet, mes nouvelles roues Cosmic me tiennent agréablement compagnie et, lorsque je me dresse sur les pédales pour placer une attaque virtuelle, je me régale de sentir réagir ma bécane et mugir l’air laminé par mes jantes hautes… Mon Dieu que la sensation est grisante, et envoûtant le fredon de la vitesse !

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Offrir aux naïfs l’illusion du combat et de faciles victoires…

Entre deux sprints, pour passer le temps, je récupère bien sûr. Je flâne, je promène, je joue les désinvoltes… Parfois, aussi, je fais le mièvre, le-gars-qu’en-veut-mais-qui-peut-pas-mieux afin qu’un pépère moulé du bedon dans un déguisement de pro, ou qu’un obnubilé du GROS BRAQUET ou un sportif de belle saison se prenne pour un « cyclist killer » en passant un p’tit môme d’à peine douze ans. Sans réagir, je savoure son coup d’œil goguenard ou assassin, je mate le braquet suicidaire qu’il a osé pour maximiser le différentiel de vitesse… En anticipant la pointe qu’il va me permettre de placer, je me régale d’avance ! En attendant, les cuisses frémissantes d’impatience, je le laisse filer et prendre du champ. Je le laisse savourer sa victoire inégale et s’essouffler dans ce qui n’est que l’illusion d’un combat. Et lorsque après m’avoir doublé le lascar se sera bien dépassé, c’est à ce moment que je placerai mon effort, que je reviendrai sur lui comme un bolide et que je le scotcherai sur place, que je l’engluerai dans les conséquences de son analyse inappropriée. Puisqu’il aura voulu jouer les tueurs plutôt qu’offrir un sillage secourable à un enfant qui semblait piétiner, je me ferai un malin plaisir de le flinguer, de le passer avec l’ingénuité d’un courant d’air… histoire de bien l’enrhumer. Non, mais !

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Même les proies faciles sont hostiles aux rédditions hâtives…

Roulant à un rythme soutenu mais pas épuisant cependant, j’entretiens ma motivation en surveillant mon compteur. Le maintenant dans un intervalle psychologiquement gratifiant, je tente aussi, de loin en loin, à le contraindre d’afficher des vitesses qui parlent à l’esprit… 50 km/h ? 51 km/h ? Combien vais-je pouvoir atteindre dans la descente ? Je suis dans le registre de la performance et du dépassement, et quel que soit mon score du jour, de toutes façons, je serai déçu… Alors, pour ne pas sombrer dans la neurasthénie, l’apathie, la lassitude ou l’ennui, je m’invente de nouveaux jeux, de nouveaux challenges, de nouvelles aventures…

Profitant des aubaines que m’offre la route, je me choisis donc des points de mire, des cibles mobiles qui, quoique parfois faciles, seront toujours rétives aux rédditions trop hâtives. S’ils me voient approcher, certains – généralement les moins costauds, ceux qui gèrent leur entraînement « par l’arrière » plutôt que de le construire « à l’avant » -, vont se dépasser pour tenter de résister ou de retarder l’inéluctable. Ils vont littéralement se crever pour tenter de faire bonne figure aussi, en m’approchant, tout en cherchant à profiter au mieux de la protection et de l’aspiration qu’ils sont susceptibles de m’offrir, vais-je me méfier des écarts affolés, des relances maladroites, des amateurs épuisés qui se relèvent brusquement, ou des néophytes qui louvoient dans un virage qui soudain les effraie.

A l’entraînement, pour traverser la tumultueuse rivière « Performance » ou le paisible fleuve « Endurance », on ne négligera jamais le concours que ces compères de fortune peuvent nous apporter, mais l’on ne s’appuiera sur eux qu’avec prudence, comme on le ferait avec les pierres d’un gué qui, à l’usage, peuvent se révéler instables et moussues… Ces gars-là ne sont pas fiables, mais on aurait pourtant tort de bouder leur aide dans l’affaire très urgente qui décidément nous presse…

 

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LES GROS ROULEURS, LES GARS SYMPAS, LES COMPAGNONS DE CHOIX…

Ceux qui reviennent de l’arrière bientôt vont m’ouvrir la voie…
Tout en se sachant encore un peu tendron, le jeunot grêlet va par son ardeur affamée multiplier le nombre de ses « victimes ». Mais par cette agréable soirée, le garçonnet sait aussi qu’il a la partie trop facile et que le sort va forcément finir par tourner. S’il se plaît bien dans son rôle de prédateur, le joueur connait, naturellement, qu’il n’est pas souverain en cette ancienne chasse royale. Même s’il ne les voit pas encore, il les devine. Son instinct lui souffle que d’autres fauves rodent et qu’ils sont lancés à sa poursuite… Alors le solitaire surveille ses arrières et, d’un coup d’œil rapidement faufilé sous un bras, il évalue souvent la possible survenue de plus véloces cyclistes… Seront-ils nombreux ? et réellement plus forts ? Pourra-t-il se joindre à la troupe ? Parviendra-t-il à suivre longtemps son allure plus soutenue que la sienne ? En se posant ces questions, Thomas prépare déjà ses réponses…

 

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Tester les groupes qui passent pour dénicher des alliés et des pairs…
Si un peloton revient, c’est donc qu’il va vite. Toute la question est alors de savoir si on sera assez fort pour l’intégrer et trouver en son sein la protection de pairs et d’alliés, ou bien si, au contraire, on n’aura pas su se préserver assez pour, en usant du bon braquet, sauter dans le paquet afin de s’y ménager une place confortable et durable. Quoi qu’il en soit, une tentative après l’autre, il est rare que l’on ne finisse pas par rallier le groupe qui peu ou prou nous convient, la famille d’élection des sportifs qui roulent assez vite pour que prendre des relais sollicite nos capacités physiques tandis qu’à l’inverse, lorsque nous réintégrerons ses rangs, nous ne sommes plus vraiment en prise et pouvons nous reposer…

 

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Un « client » difficile…
Le problème, c’est qu’au fil des entraînements – en tout cas les jours ordinaires, et en été -, le nombre des cyclistes susceptibles de nous occasionner quelque peine tend à se réduire de manière significative. Aussi fus-je très heureux, ce jour-là, d’être dépassé par un triathlète qui filait comme le vent sur le polygone de Vincennes qui, autrement, se serait morfondu d’ennui… Lorsque je l’ai vu pointer son museau effilé, anticipant son retour, j’ai cessé de pédaler aussi fort et, par précaution, je suis remonté d’une dent si bien qu’avant même que le bolide ne me passe, j’ai pu relancer pour reprendre de la vitesse, redescendre sur le 16 à l’instant où il me dépassait et, me dressant sur mes pédales, placer une bonne accélération pour me coller dans sa roue dans laquelle je restais dès lors bien au chaud… Il est vrai que si le gars avait la pêche, il était aussi très sympa si bien que lorsqu’il eut remarqué que je m’accrochais, il m’encouragea et me donna quelques conseils qui me donnèrent la force, et le courage, de suivre son rythme pendant trois tours… Ce jour-là, je ne fus pas peu fier d’avoir pu soutenir un tel rythme et c’est donc tout content – mais sans oublier de procéder à quelques étirements – que je pus conclure cette belle séance d’entraînement estival.

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La structure des groupes que j’intègre a bien évolué…
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Quelques gestes d’étirement pour mieux récupérer de ses efforts…

En fin de séance, un sportif responsable ne devrait jamais oublier de procéder à quelques mouvements d’étirement afin de faciliter la récupération et de préserver toute leur souplesse à ses articulations…

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ETIREMENTS - Séance de Gymnastique
Album : ETIREMENTS - Séance de Gymnastique
Voici quelques mouvements d'étirement qu'un cycliste soucieux de ménager son corps (articulations, muscles et tendons) devrait avoir à cœur de réaliser au terme de chaque séance d'entraînement et de chaque course…
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J’ai même rencontré un cycliste sympa…

Merci à ce sympathique cycliste du Champigny Triathlon qui ne se sentait pas humilié parce qu’il avait un Benjamin 2 dans son sillage. Non seulement il roulait vite mais il aimait assez son sport et ceux qui le pratiquent pour m’offrir de profiter de l’aspiration, supporter mes sprints ou pour me donner quelques judicieux conseils à l’occasion…

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SUR LE FIL !

Course aux points - Benjamins 2 - Thomas lance une attaque (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

CHAUD BOUILLANT !

Lieu : Stade Vélodrome
rue Maximilien Robespierre
93600 Aulnay sous Bois
Date : 7 juin 2008
Vitesse (1 tour) – 1e manche : 1er
Vitesse (1 tour) – 2e manche : 2e
Course aux points (9 tours) : 2e
Classement général : 2e

USMG : Nouveau Prix d’Equipe !

L'Ecole USMG a conquis ce reluisant objet du désir… Plus qu'un colifichet, un symbole !
© Eric Nicolas

Souvenir : Jeux avec la pente
Luttes très serrées avec Teddy

 

L’USM GAGNY : MOTIVEE PAR LA PISTE !

Après avoir assisté au 24e Grand Prix International de Vitesse de Saint-Denis qui se déroulait le jeudi 5 juin (cf. notre reportage sur http://coursescyclistes.unblog.fr), les coureurs de l’école de l’USM Gagny ne juraient plus que par les épreuves sur piste. Motivés par les champions (Kévin Sireau, Grégory Baugé, Arnaud Tournant, Clara Sanchez, Victoria Pendleton…) qu’ils avaient commodément pu voir s’échauffer et courir – et auxquels d’ailleurs, ils avaient pu extorquer quelques autographes aussitôt vénérés -, c’est donc avec beaucoup d’impatience que cette amicale d’acharnés sympathiques attendait de pouvoir concourir sur la piste d’Aulnay.

Un site impressionnant…

Blessés, Aurélien et Marie-Louise étaient malheureusement forfaits, mais Yannick, Fabien, Théo, Thomas et Richard étaient là, et bien décidés à briller puisque le soleil y avait renoncé. Pour Thomas et Théo, qui avaient déjà eu l’occasion de tourner sur la boucle d’Aulnay, « l’acclimatation » fut rapide mais les autres, impressionnés par ces virages relevés qui semblaient vouloir les dominer de toute leur hauteur, il fallut un peu de temps pour qu’ils parviennent à calmer leurs appréhensions et qu’ils apprivoisent – mais à peine – la « topographie » si particulière des lieux où ils allaient devoir se mesurer à d’autres cyclistes. Parmi ceux-ci, les membres de l’ECA Aulnay – qui bénéficient d’un équipement que tous les Clubs leur envient -, n’étaient évidemment pas les plus défavorisés.

Casse-cou !

Si Théo s’échauffait raisonnablement, tel n’était pas le cas de Thomas qui, toujours en quête d’émotions fortes, avait décidé de vaincre l’appréhension de la pente qu’il avait éprouvée l’année dernière sur cette même piste (cf. http://passionvelo.unblog.fr/tag/piste-2006-2007/). Aiguillonné par les remarquables exemples de virtuosité cycliste qu’il avait pu admirer deux jours auparavant, l’ardent casse-cou – on sait que l’exalté n’aime rien tant que les sprints dans lesquels son caractère impavide (irréfléchi ?) et sa pointe de vitesse font merveille – se lança dans quelques exercices d’escalade relativement inquiétants pour un néophyte. S’il y eut à déplorer quelques chutes durant les échauffements, Thomas fut heureusement épargné par le sort et c’est avec exubérance, sourd à toute mise en garde et nullement échaudé par les gadins auxquels il assista, que le jeune écervelé tourna avec une énergique exaltation sur cette piste dont l’idée même ne manque pas de l’émoustiller. Curieux, il se hissa jusqu’à la bande rose. Audacieux, il poussa jusqu’à la bleu. Téméraire, il se risqua bien au-delà, jusqu’aux sommets des pentes vertigineuses qui étaient, il est vrai, dépourvues de neige en cette saison…

Les courses s’enchaînent…
Après avoir laissé aux enfants le temps de s’approprier, un peu, des lieux tellement spécifiques, les organisateurs de la réunion, mirent en place avec efficacité, clarté et parfois autorité, cet après-midi de compétition. Sous leur direction, les courses s’enchaînèrent à un rythme aussi soutenu que celui des graines de champions qui s’affrontaient sur la piste. Catégorie par catégorie, les enfants participèrent d’abord à l’épreuve de vitesse qui, en deux manches et sur un tour à chaque fois, permis d’établir une première hiérarchisation des forces en présence.

Vitesse – Premières manches

Vitesse - Benjamins 2 - 1e manche (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

En « Poussins 1« , Yannick partit avec tellement d’aisance qu’il creusa un trou auquel il ne devait pas s’attendre lui-même. Perturbé, il en oublia de jouer du braquet si bien que lorsque ses concurrents se reprirent et revinrent sur lui, il fut incapable de résister au retour du meilleur d’entre eux. Le bonhomme se classa tout de même second dans cette première manche ce qui, convenons-en, n’était déjà pas si mal. En « Pupilles 2« , Fabien se montra efficace et remporta sans trop de peine sa première course. Comme on pouvait s’y attendre, Théo nous régala, en « Benjamins 1« , d’une de ces courses « détaché-en-tête » dont il a le goût et le talent de les accomplir. Chez les « Benjamins 2« , Thomas fit un départ prudent, dans la roue des copains, avant de s’amuser à prendre un peu de hauteur dans le premier virage puis de s’échapper avec facilité en sortie. Au sein de son propre groupe, Teddy, son principal adversaire, n’eut pas plus de mal que lui à se qualifier…

Vitesse – Secondes manches

Vitesse - Benjamins 2 - 2e manche (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

Dans la manche suivante, Yannick qui se battait pour l’obtention d’une quatrième, d’une cinquième ou d’une sixième place sut trouver en lui les ressources pour s’emparer de la première d’entre elles. A l’issue d’un tour riche en rebondissements, c’est en tête que le courageux petit bonhomme s’apprêta à sortir du second virage… Menacé par le retour énergique d’un concurrent, je crois bien cependant qu’il n’aurait pas remporté cette course s’il n’avait été très bruyamment prévenu puis soutenu par tout le clan des Gabiniens inhabituellement déchaînés. De son côté, Fabien remportait sa coupe avec classe tandis que Théo imposait une nouvelle fois sa suprématie insolente sur les deux meilleurs concurrents qu’on ait pu lui trouver.

Vitesse - Benjamins 2 - 2e manche - départ (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

Entre Thomas et Teddy, la lutte fut autrement plus âpre et sa conclusion, jusqu’à l’ultime instant, infiniment plus incertaine. Nerveuse, la manche partit fort, fut nourrie de relances incessantes et d’attaques sournoises… mais ce n’est pourtant qu’à la sortie du second virage que Thomas se décida à lancer son ultime sprint. Teddy réagit rapidement et c’est donc côte-à-côte que les deux costauds se précipitèrent sur la ligne. Le spectacle fut époustouflant de hargne, d’énergie et de courage… Mais, encore que viril, il fut aussi courtois et absolument « réglo ». Et même si ce ne fut que d’un cheveu, c’est Teddy qui s’adjugea la manche en même temps que l’épreuve de vitesse.

Vitesse - Benjamins 2 - 2e manche - sortie de virage, lancement du sprint (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

Des quatre sprints où ils s'opposèrent, lequel était-ce ?
© Eric Nicolas
Course individuelle

Après ces distances apéritives et ces sprints de mise-en-jambes, les coureurs purent se mesurer sur des distances plus significatives. Pour rendre leur course plus compréhensible, les Poussins n’eurent pas à s’inquiéter de tours bonifiés et de points attribués. Sur un nombre de tours (0,450 km) dont j’ai hélas perdu le souvenir, ces jeunes morfals n’eurent qu’à pédaler sans s’occuper de rien jusqu’à l’arrivée. Pour autant, rien ne se passant jamais comme un cycliste néophyte l’imagine, la course fut tout de même haletante car, pédalant avec toute la fougue dont est capable la jeunesse, nos enthousiastes partirent comme des « fadas » avant de se rendre compte que si un tour de piste était déjà « coton », en enchaîner plusieurs à la file était épuisant. Cette découverte valut d’ailleurs quelques « suées froides » à Yannick !

Dès le départ, « gonflé » à bloc, notre zigue creusa un trou phénoménal ! N’ayant plus de repères pour gérer prudemment sa course, craignant d’être rejoint et dépassé, Yannick se dépensa donc sans compter. Dans d’autres catégories, cette stratégie aurait pu lui être fatale. Chez les Poussins, elle lui permit de « flinguer » ses adversaires qui, le voyant devant, s’acharnèrent à rattraper le fuyard. Individuellement, comme les Curiaces aveuglés par la rage, ils s’employèrent à combler l’écart qui les séparait de l’insolent débutant. Ils y parvinrent parfois et, plus d’une fois, les supporteurs de Gagny tremblèrent pour leur champion. Le prévenant des retours, l’encourageant dans les moments cruciaux, ces spectateurs très engagés eurent le plaisir de voir Yannick l’emporter -déjà- au terme d’un sprint qui donna à tous la mesure de sa motivation…

L’attribution de points…

Course aux points - Benjamins 2 - départ aligné en bordure de piste (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

Fabien fait la course en tête… et la remporte !

Fabien n’a pas encore un physique intimidant mais il a d’indubitables qualités cyclistes. Tout le monde a pu s’en rendre compte à Aulnay où le Pupille 2 a donné une véritable leçon de stratégie à ses adversaires qu’il a nargués durant toute sa course. Le bonhomme était pourtant parti si fort que je ne donnais pas bien cher de sa peau ! Et pourtant ! S’étant ménagé une avance de quelques mètres seulement, c’est avec une belle intelligence que Fabien sut jouer de ce petit avantage. Quand il commença à perdre du terrain sur ses adversaires, sans doute fûmes-nous nombreux à croire qu’il fatiguait, qu’il avait présumé de ses forces, qu’il allait payer ses efforts au prix fort.

Et bien non ! Ce n’est pas du tout ce qui se passa car, lorsque les énervés qui chassaient derrière lui furent quasiment dans sa roue, Fabien appuya de nouveau sur les pédales… et lâcha une nouvelle fois les malheureux qui pensaient pouvoir se la couler douce dans son sillage. Lâchés, les autres coureurs ne perdirent cependant pas courage mais, à chaque fois qu’ils tentaient de revenir sur le Gabinien, celui-ci, inlassable, leur rejoua ce même morceau virtuose. Une belle course vraiment !

Course aux points - Benjamins 2 - Thomas lance une attaque (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

« L’extra terrestre »: un sportif passionné et courageux…

Chez les « Benjamins 1« , il y eut deux courses. En avant du peloton, Théo disputa un incroyable cavalier seul, un véritable contre-la-montre. Loin derrière lui, terriblement loin, ceux qui dès les premiers mètres de course avaient dû renoncer à jouer les challengers se disputèrent les deux places d’honneur encore attribuables et un classement au général. Avec près d’un demi tour d’avance sur les cyclistes de sa catégorie, Théo leur imposa sa suprématie même pas insolente. Spectaculaire, mais assassinant le spectacle et tout suspens, Théo courut comme il l’aime, seul et devant. Loin devant. Sans pingrerie, le champion laissa s’exprimer sa puissance tranquille, fruit d’un entraînement courageux et méthodique…

Tout à leur explication, Thomas et Teddy ont plusieurs fois exploser le peloton…
© ECA Aulnay

Une situation difficile à gérer…

Dans l’épreuve d’endurance des « Benjamins 2« , Teddy et Thomas savaient contre qui ils auraient à se battre aussi – tout de suite après le départ donné pieds calés, coureurs agrippés en ligne le long de la barrière -, les deux costauds s’employèrent-ils à ne laisser personne s’immiscer dans le petit débat auquel ils s’étaient tacitement conviés. Une accélération prononcée dès le lancement de la course… et la structure de celle-ci se mettait déjà en place. Après le premier virage, Thomas se retrouva en tête. Ne voulant pas se mettre dans le rouge pour le compte de son concurrent, mais ne sachant pas se replacer dans sa roue ou comment l’inciter à prendre des relais, le coureur de Gagny roula vite et fort sans pour autant tout donner. Cela suffit toutefois pour étirer le peloton… qui fut bientôt tendu comme un élastique près de rompre. Une fois, Teddy tenta de lâcher Thomas qui lui refusa cette faveur. Teddy se le tint pour dit et, sagement, il se recala dans le sillage du blondinet qui, à défaut de « décramponner » son compère, parvint à casser le lien qui les retenait encore au groupe des suiveurs…

Course aux points - Benjamins 2 - Thomas & Teddy détachés relâchent leur effort (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

Lorsque Thomas pédale, le peloton explose…
Il firent ainsi un, puis deux et trois tours… non sans s’accorder des intermèdes tactiques assez surprenants pour qui les observait de l’extérieur. De loin en loin en effet, refusant de continuer de pédaler pour la gloire de l’autre « suceur de roue », et sans doute dans l’espoir de voir le costaud venir faire sa part de boulot, Thomas s’accorda le luxe de se laisser aller en roue libre. De nombreuses fois, le peloton profita de ces moments de détente pour se rassembler autour des deux adversaires incapables de trouver un « train » d’entente. En effet, comme Teddy rechignant à prendre la tête du duo, arrêtait à son tour de « tourner les jambes », le peloton revenait sur les deux échappés qui se faisaient alors avaler… avant que Thomas, de nouveau noyé dans la masse, et enfin débarrassé de l’autre sangsue, détecte une ouverture, un passage, un relais pouvant lui servir à tenter une nouvelle fois sa chance.

Teddy voudrait bien fausser compagnie à Thomas…
Justement ! aux abords de la ligne, comme il se décidait à planter de nouvelles banderilles dans la nuque baissée de son adversaire, celui-ci accéléra violemment l’allure en entendant la cloche. Puissamment, Teddy força son talent pour tenter de prendre la poudre d’escampette et fausser compagnie à son adversaire le plus inquiétant qui fut ainsi privé de l’effet de surprise qu’il escomptait. Mais sa tentative de fuite fit long feu car Thomas ne lui accorda pas la possibilité de faire un trou… Il fut immédiatement derrière lui et eut, enfin, l’occasion de se soulager quelques instants de la corvée de mener le train. Peu ou prou, il en alla ainsi toute la course durant. Thomas forçait durement son allure en divers endroits de la piste, se faisait reprendre, menait un instant dans l’espoir que le Clichois changerait d’attitude, cessait de pédaler, tentait une nouvelle fois de flinguer le père Teddy sans doute moins serein qu’il ne semblait, se faisait contrer, etc… Selon le schéma ainsi établi, les attributions de points et l’arrivée ne pouvaient plus se régler que d’une seule façon : au sprint !

Course aux points - Benjamins 2 - Sprint final (© Eric Nicolas)
© Eric Nicolas

Primaires, mais spectaculaires : de magnifiques « Bras de Fer » !
Si à longueur de temps Thomas et Teddy réitérèrent sans lassitude la même structure de course : Je me démarque, il me marque, j’assume, je me relève, je remets le feu…, ils adoptèrent également le même genre d’attitude stéréotypée à chaque lancement de sprint… Quelles que soient les conditions de l’instant, Teddy et Thomas n’étaient jamais loin l’un de l’autre à l’entrée du dernier virage dans lequel ils emballaient immanquablement l’allure. Au débouché de la courbe – juste un peu avant -, Thomas ou Teddy lançaient le sprint et, plus ou moins sur la même ligne, ils chargeaient comme des brutes en direction de l’arrivée. Puissant, Teddy passait généralement devant avant d’être serré de plus en plus près par Thomas qui – bien que tout à droite – moulinait sans pouvoir transmettre toute sa tardive mais incommensurable véhémence à sa roue arrière. Il progressait pourtant ! et il gagnait inexorablement sur Teddy qui voyait fondre sa très courte avance. Un instant encore et il le passerait ! Quels runs ! quels duels ! et quels spectacles ! Las, c’est toujours sur le fil que Thomas se faisait battre, trop court de un ou de deux centimètres, de quelques centièmes de secondes, d’un rien, d’une place, d’une victoire… Comme il le nota lui-même après course : « Je revenais sur lui (Teddy) et s’il y avait eu un mètre ou deux de plus, je le passais ! ».

La vérité sort de la bouche des enfants obstinés…
Et oui Thomas ! Tu détenais la solution à tes problèmes… mais tu ne le savais pas ! Sur la réunion d’Aulnay, tu as eu l’occasion de poser quatre fois la même question (« Qui de Teddy ou de moi va l’emporter ? ») et quatre fois, tu as apporté la même réponse inadaptée à cette même équation…

Le problème, tu en connaissais pourtant les paramètres :
• un adversaire redoutable +
• un cycliste qui ne relaie pas +
• un leader d’équipe capable de liguer ses troupes contre un adversaire dangereux +
• un coureur expérimenté et opportuniste +
• un sprinteur puissant et capable de « gicler » hors du peloton +
• un coureur qui désormais te connaît et se méfie de toi
= un sérieux problème !

Ayant déjà eu affaire au bonhomme, tu connaissais aussi quelques-unes de ses faiblesses :
• il sait désormais sa suprématie menacée
• il suit facilement mais s’échapper ne semble pas être son fort
• s’il n’est plus entouré, il n’a plus d’alliés
• pour bien terminer, il faut qu’il ait été bien emmené
• costaud et puissant, il doit fatiguer plus vite qu’un teigneux délié et véloce
• en dehors des sprints, il n’aime pas prendre d’initiatives

Par ailleurs, tu connaissais désormais tes points forts :
• sur route, tu es d’une valeur au moins comparable +

• une grande polyvalence physique (puissance, vélocité, endurance) +
• une aptitude à changer perpétuellement de rythme +
• d’extraordinaires qualités de poursuiteur +
• tes capacités de sprinteur (opportunisme, force, vivacité, audace, témérité) +
• ton goût de l’effort solitaire et démesuré
= de sérieux atouts pour gagner

Sachant cela tu as pris quelques bonnes décisions que tu as appliquées sur la piste :
• tu n’as pas perdu de temps au départ et tu t’es d’emblée rendu visible en te portant à son niveau. Il s’est su menacé.
• tu as systématiquement contrarié sa stratégie parasite et si tu étais gêné de l’avoir perpétuellement dans ta roue, il ne l’était pas moins par ton attitude insoumise et extrêmement perturbante.
• tu savais qu’il fallait le dépouiller de ses alliés potentiels et tu as dynamité le peloton dès le début de course. Il n’y avait plus que lui et toi.
• ton manque d’expérience de la course en tête, tu l’as compensé par une prise d’initiatives et une prise de risques qui ne peut que se révéler payante, à terme.

« Pris » dans ta course tu n’as malheureusement pas tenu compte des informations que tu recevais de ton adversaire et des situations de course :

• sa difficulté à tenir le sprint plus longtemps qu’il ne le tenait.
=> plutôt que de dire : « trop court ! », il te fallait dire : « le prochain coup, je partirai de plus loin ! »
• sa difficulté à rester dans ta roue une fois son effort fourni et la ligne franchie.
=> c’est en poursuivant ton effort dans ces moments-là que tu l’aurais vraiment contraint à en faire. C’est lorsqu’il « prenait du vent » que tu tenais l’occasion de le fatiguer vraiment et de tirer le meilleur parti de votre différentiel physique.

LES LEÇONS DU JOUR :

  1. Face à un adversaire problématique, je tente de trouver des solutions susceptibles de contrarier sa stratégie contrariante…
  2. Si dans une course ou face à un adversaire je commets une erreur, j’évite de la réitérer plusieurs fois de suite dans la même course ou contre le même adversaire.
  3. Si un adversaire semble imbattable c’est qu’il n’a subi que des attaques inadaptées…
  4. Ce n’est pas au moment où un adversaire donne des signes de faiblesse que je peux relâcher mon effort.
  5. Si la ligne d’arrivée est trop proche pour te permettre de remporter le sprint, lance-le de plus loin !

 

CLASSEMENTS
USM Gagny – Une école performante et très homogène…

Classement

 

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DUELS FORMIDABLES

Le jour où Thomas fit trembler Teddy…

d'homme à homme…

Lieu : Stade Henri Barbusse
93390 Clichy sous Bois
Date : 30 mai 2008

Sprint 60 m : résultat inconnu
Course aux points : 1er au sprint intermédiaire
, 2e à l’arrivée
Start Sprint : 2e
Place au général : 3e

Danoise (course par « élimination » à l’avant) : 2e

Relais par équipes : sur la touche – USM Gagny 2e

Prix d’Equipe : USM Gagny 2e

 

Un programme dense et motivant…
Comme l’épreuve que nous courrons la semaine prochaine à Aulnay, l’intérêt de la compétition disputée samedi à Clichy résidait dans la grande variété des courses auxquelles les jeunes cyclistes peuvaient participer. Qu’on en juge !

Phase d'organisation de la file…

Le meeting s’ouvrit sur une épreuve de sprint sur 60 mètres – départ arrêté -, à laquelle participèrent benjamins, pupilles, poussins et pré licenciés. Après avoir disputé les deux essais auxquels ils avaient droit, les coureurs purent ensuite se mesurer sur des épreuves plus « massives » et formatées « route ».

Ainsi, tandis que les Benjamins enchaînaient par une « course aux points » sur 12 tours (4,8 km) avec une attribution de points à mi-course et à l’arrivée, les Pupilles devaient quant à eux, disputer un « sprint aux points » sur 8 tours (3,2 km) dans lequel le 1er de chaque tour se voyait octroyer un point tandis qu’à l’arrivée, le trio de tête engrangeait 3, 2 et 1 points… Pour les Poussins (4 1/2 tours – 1,8 km) et les pré licenciés (1 1/2 tour – 0,6 km), l’épreuve était simplifiée puisque, ne comportant pas d’attribution de points, le classement ne se faisait qu’à l’arrivée.

Sur un nombre de tours indéfini au départ, les Benjamins disputèrent ensuite un « Start Sprint« , une épreuve dans laquelle il convient d’être perpétuellement bien placé dans la mesure où la cloche annonçant le dernier tour peut retentir à tout moment. Pour les Pupilles c’est une épreuve par « Elimination » dont le principe fut retenu. Les deux derniers de chaque tour « sautèrent » à chacune des cinq premières révolutions, puis le dernier de cycles suivants…

« Hors compétition », les Benjamins eurent ensuite le privilège de disputer une « Danoise« , une « course par élimination à l’avant » dans laquelle le premier de chaque tour doit s’arrêter, le nombre de tours accomplis correspondant donc exactement au classement de l’épreuve…

Pour finir, les enfants disputèrent la très sympathique épreuve de « vitesse par équipes« , dans laquelle un trio comportant – dans l’ordre exact où ils devaient accomplir leurs relais – un poussin (1/2 tour), un pupille (1/2 tour) et un benjamin (1 tour).

CONTRE LA MONTRE ou CONTRE SOI ?

C'est parti ! et d'une certaine manière, c'est déjà joué !

Le sprint départ arrêté est une épreuve compliquée. A Clichy, les enfants ne couraient que sur 60 mètres et sur une piste parfaitement plate et au revêtement impeccable, mais pour être vraiment performants, ils devaient résoudre une foule d’équations comprenant des variables aussi inquiétantes que la vélocité, la puissance, le choix du braquet de départ, la possibilité de changer de pignon en cours de course…

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En quête d’informations efficaces, les parents discutaient entre eux, les enfants observaient les choix retenus par les copains… Indécis, ils soulevaient parfois leurs roues arrières pour faire monter ou descendre la chaîne le long de la cassette… avant de procéder au choix inverse dans les trois minutes suivantes…

Teddy se propulse par-dessus son guidon pour mieux peser sur ses pédales…
Alignés les uns derrières les autres, ils attendaient leur tour de courir, de fuser, de jaillir, de foncer et de tout donner… Ils devaient être tendus comme des ressorts, mais concentrés sur l’effort à venir, ils semblaient cependant d’un calme olympien (à défaut d’être olympique). Enfermés dans la bulle protectrice qui les protégeait des perturbations inopportunes, des conseils inadéquats et de minutes qui devenues paresseuses, semblaient maintenant traîner des pieds, ils suivaient le protocole de départ d’un air absent qui les rendait touchants…

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Ils veulent gagner du pignon !
La file était longue et semblait immobile, mais catégorie par catégorie, et un compétiteur après l’autre, les départs s’enchaînaient à un rythme rapide. Ce fut d’abord Théo qui s’élança. A la fois souple et vivace, c’est avec efficacité qu’il entraîna le braquet qu’il avait choisi – grand plateau et quasi grand pignon. Au terme de sa course d’élan, il joua du dérailleur pour terminer très honorablement son sprint. Peu de temps après, ce fut au tour de Thomas d’entrer en lice. S’il fit le même choix de braquet que son ami, il oublia en revanche de moduler sa puissance en mettant plus gros et c’est donc en moulinant comme une fillette, mais sans avancer beaucoup, que le blondinet termina ce premier essai. Après lui, Teddy offrit un tout autre spectacle à ses admirateurs. Son gabarit et sa puissance donnaient une fausse impression de lourdeur que le chronomètre ne tarda pas à démentir.

Le temps s'accélère soudain et Yannick donne tout ce qu'il a…

Occupé à analyser sa course avec Thomas, je ne fis pas attention au « run » de Fabien, mais quand les pupilles en eurent terminé avec leur première tentative, je pus voir Yannick s’élancer. Puissant mais trop peu véloce, le poussin se battit pourtant jusqu’au bout avec conviction. Sans doute gagnerait-il à mettre un pignon moins ambitieux (pour atteindre plus rapidement une vitesse intéressante) et à mieux maîtriser sa trajectoire (afin qu’elle devienne la plus rectiligne possible). Rappelons cependant que Yannick est un cycliste de fraîche date et un compétiteur néophyte (mais en progrès constant) qui manque sans doute de technique mais certainement pas de caractère. Or la technique, on l’apprend…
très à l'aise sur son vélo…

La seconde tentative des p’tits gars de l’USMG ressembla assez à la première. Ah si, tout de même, Thomas se rappela – enfin – qu’il assez de pignons à l’arrière pour transmettre la vigueur de son coup de pédale agressif à sa roue arrière. Parti lentement, Thomas termina très puissamment… ce qui ne fut cependant pas assez pour battre Théo (bien rythmé) ou Teddy qui, lors de ses départs, se jette littéralement en avant, par-dessus son guidon, pour peser de tout son poids sur sa pédale relevée…

SPRINTERS
Album : SPRINTERS
Les poussins, pupilles et benjamins de l'USM Gagny se préparent à disputer un sprint "contre la montre" de 60 mètres… Concentrés et volontaires, les enfants veulent faire une perf.
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COURSE AUX POINTS (benjamins)

 

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Tous derrière, tous derrière… et lui devant !

Réunis pour courir ensemble une course aux points de 4,8 km, benjamins 1 & 2 étaient alignés sur la ligne de départ. En dépit des conseils que leur prodiguent régulièrement les entraîneurs, ces jeunes agneaux de Panurge étaient réunis par couleur de maillot. Et tant pis pour les risques de perturbation localisée ou de chute collective ! Même décimées, les équipes resteraient solidaires ! C’est un point de vue qui peut se défendre… tout au moins en Ecole !

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Ce jour-là, il n’y eut heureusement pas de chute, mais Teddy qui avait judicieusement choisi de se placer aux abords de la corde gicla hors du paquet dès que le signal du départ eut retenti. Si pour s’éloigner des risques liées à la promiscuité Teddy fit l’effort de se dégager de la meute, le grand costaud ne fit cependant pas celui de partir comme un forcené. Placé devant ses pairs, il aurait été en perpétuel point de mire et, aussi fort soit-il, en perpétuel danger. Sagement, le matois Clichois adopta un rythme soutenu mais pas vraiment violent qui permit à Théo de revenir sur lui et de prendre la course à son compte. Et tandis que Théo menait déjà grand train, Thomas se dégageait à peine du ventre mou du peloton.

Le tiercé dans l’ordre ?

Au tour suivant, il n’était encore qu’en sixième ou septième position. Mais après quelques relances très efficaces, au passage suivant, Thomas était enfin collé, mais alors comme une sangsue, à la roue de Teddy qui, lui-même, était confortablement installé dans le sillage de son coureur préféré. Ils étaient trois devant et derrière, il y avait tous les autres. Au milieu, il y avait un trou énorme, un gouffre vertigineux que le peloton définitivement maté ne faisait même pas mine de vouloir combler. Psychologiquement subjugué, le peloton avait bien intégré que ce qui se passait devant constituait une autre course… Le tiercé gagnant en quelque sorte ! Mais dans quel ordre ?

Qu’est-ce qui cloche ?

C’est à la cloche que tout se déclencha – du moins il me semble car, fasciné par l’intensité de la course, je ne pris pas les photos qui, habituellement, me servent à étayer mes impression ou à contrarier les jeux de dupe que me sert parfois ma mémoire. Quand résonna la cloche annonçant l’approche de la mi course, se fut la ruée. Tandis que le peloton s’animait, le trio explosait. Jaillissant de son abri, Thomas fit un écart de côté et un formidable bond en avant. Teddy qui préparait le même coup retors fut tout de même surpris qu’on put s’en prendre ainsi à sa suprématie. Dépité, Théo ne pouvait plus que regarder filer les deux goujats qui s’esquivaient déjà comme des voleurs, emportant avec eux le fruit de ses efforts si généreux. Nerveux d’être menacé avec tant d’âpreté, Teddy mettait toutes ses forces dans cette lutte qui l’opposait au grand timide blond qu’il côtoyait désormais sur chaque podium depuis que la saison, délaissant les chemins boueux et les prés détrempés, s’était résolument engagée sur des routes plus propices à l’expression d’un talent jusqu’alors bridé. Menacé, le benjamin de la saison se sentait menacé. Mais il ne se relevait pas ! Aucun des deux champions ne voulant le céder à l’autre, c’est en danseuse que les deux costauds abordèrent le dernier virage avant l’attribution des points. Quelle lutte ! et quelle image ! Quelle puissance ! et que de forces engagées ! Pleins de tempérament, aucun des deux ne voulait céder. Et c’est encore en danseuse, au sprint, que les deux concurrents franchirent la ligne… médiane. Et c’est Thomas qui la franchit devant ! Wouaw ! Sous son casque, il devait en être tout ébouriffé !

Malheur aux myopes !

Enragé, Théo ne tarda pas à franchir lui aussi la ligne et sur son visage, on pouvait lire la volonté farouche de rattraper cette année maudite, ces quelques mètres qui le séparaient des deux Benjamins 2. La course n’était pas finie, en effet. Et, homérique, elle se poursuivit au même rythme, épique, jusqu’à l’abord du dernier virage et de l’ultime sprint dans lequel la victoire tiendrait à presque rien. Thomas ? Teddy ? lequel des deux l’emporterait ? A la sortie du virage, Thomas sortit plus à l’intérieur en très léger retrait par rapport à son adversaire. Positionné de la sorte, il pouvait gagner, il devait gagner. Ce ne serait pas facile, mais la victoire était là, toute proche… Mais emporté par sa fougue et tout à son combat, plutôt que de viser la ligne, Thomas suivit la trajectoire empruntée par Teddy lequel – hasard ou calcul ? -, l’emmena sur un attardé. Thomas qui n’avait pas anticipé le problème dut faire un crochet pour éviter le lambin. Cet écart de conduite ne lui coûta que quelques centimètres, mais il s’agissait de ceux qui font la différence entre un vainqueur et son valeureux second. Au vélo, il faut payer pour apprendre.

ROULEURS
Album : ROULEURS
Dans cette course aux points, les benjamins avaient 12 tours à accomplir. Des points étaient attribués à mi-course et à l'arrivée.
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SPRINTS AUX POINTS (pupilles)
& COURSE INDIVIDUELLE
(poussins)

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Chez les pupilles, Fabien disputa bravement et très honorablement sa seconde manche, une épreuve de « Sprints aux points » dans laquelle chaque passage sur la ligne était le prétexte de nouvelles escarmouches. Un peu en retrait, jamais assez proche de ses prédécesseurs pour pouvoir se protéger, Fabien fit ce qu’il put du mieux qu’il le put… compte tenu, aussi, que durant la course, son dérailleur lui joua des tours pendables.

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Chez les poussins, qui ont vite appris à le voir aux avant-postes, le valeureux Yannick a lui aussi très bien couru. Il me semble pourtant que s’il tirait un peu moins gros, notamment au départ, et donc s’il jouait plus habilement du dérailleur, s’il apprenait par ailleurs à rouler un peu plus en tenant compte de l’aide (point de mire, abri, sursauts d’orgueil…) que peuvent lui apporter les autres coureurs, Yannick pourrait encore se rapprocher de ces premières places auxquelles il aspire. Mais en tenant compte de son manque de pratique cycliste et de sa saison de compétition tronquée aux deux tiers, Yannick nous laisse évidemment espérer des lendemains qui chantent…

SPRINTS AUX POINTS & INDIVIDUELLE
Album : SPRINTS AUX POINTS & INDIVIDUELLE

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START SPRINT (Benjamins)

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Dans le « start sprint », les 3T (Théo, Teddy et Thomas) décidèrent d’emblée, d’imposer leur suprématie… Enfin, c’est Théo qui le décida. Les deux autres ne firent qu’entériner son initiative. Les trois Terribles se retrouvèrent donc devant, largement détachés, à d’écœurantes encablures du reste de la flotte. Renouvelant sa stratégie pleine de panache, de gloire et de dangers, l’amiral Théo remorqua une nouvelle fois les deux paresseux qui lui filaient le train. Comme précédemment, mais visiblement nerveux, le « Rouge & Or » du VCCB se retrouva encadré par les deux « Or et Azur » de l’USM Gagny. On avait rarement vu Teddy en si inconfortable position…

Un peu avant que retentisse la cloche, Thomas tenta de surprendre ses deux partenaires d’échappée, mais son tintement excitant propulsa Teddy en avant. L’effet de surprise fit donc long feu. Bien décidés à avoir une nouvelle explication, d’homme à homme, les Benjamins 2 faussèrent compagnie à Théo qui désormais ni pouvait mais. Impressionnants et forcenés, les deux costauds se donnèrent la réplique jusque sur la ligne d’arrivée où Teddy l’emporta… mais sans forfanterie. C’est-à-dire de justesse.

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START SPRINT
Album : START SPRINT
Théo a assuré un train d'enfer. Thomas et Teddy ont assuré le spectacle…
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ELIMINATION PAR L’ARRIERE (Pupilles)

COURSE PAR ELIMINATION
Album : COURSE PAR ELIMINATION
Les premiers à partir son évidemment les derniers…
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DANOISE ou
ELIMINATION PAR L’AVANT
(Benjamins)

Si dans une « élimination » classique les meilleurs peuvent se ménager tandis que « tombent » leurs concurrents moins performants, dans une Danoise, c’est tout l’inverse qui se produit. Les meilleurs doivent d’emblée donner… le meilleur d’eux-mêmes. C’est ainsi que Teddy et Thomas, une nouvelle fois à la lutte, disputèrent un magnifique et long sprint de 400 m que Teddy ne remporta que d’un iota. Mais tandis que le vainqueur enfin soulagé de ses craintes pouvait se reposer de ses efforts, ceux qu’habituellement on réserve à la toute fin de course, Thomas se retrouva seul devant tout le monde. Un peu inquiet de se retrouver dans cette situation qu’il n’a connu qu’une fois (sur cette même piste, il y a de cela tout juste un an), le coursier ne tarda pas à se rassurer en voyant qu’il tenait décidément « la grande forme ». Si Teddy avait pu lui souffler la victoire, les autres n’avaient en revanche aucune chance de revenir sur le coursier libéré de la modestie qui bridait ses capacités. Thomas fut donc second, et Théo troisième…

VITESSE PAR EQUIPE

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Sur la papier, c'était LA Dream Team Erwan s'efface, Teddy s'envole…

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RELAIS PAR EQUIPES
Album : RELAIS PAR EQUIPES
Quand les Dalton font du vélo… Fraternité et solidarité.
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PODIUMS

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Bien que privée d’Aurélien et de Marie-Louise que chacun sait excellents, l’école de l’USM Gagny s’est magnifiquement comportée à Clichy où, avec seulement quatre coureurs inscrits, elle a raflé une impressionnante quantité de médailles !

Enfin, un sourire ! p1050320.vignette

Les relayeurs de Gagny se sont classés 3e. Bravo les gars !

2e au classement des équipes

SUR LES CAISSES
Album : SUR LES CAISSES
Podiums, coupes, médailles et fleurs…
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OFF COURSES

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Hommage aux absents !

Hommage à ce « bras cassé » d’Aurélien qui, après avoir durement chuté aux « Régionaux » s’est finalement cassé radius et cubitus lors de son entraînement mercredi… ce qui ne lui « scie » ni les ailes ni le moral puisqu’il a encore assez de jus pour venir voir courir les copains, faire le fou avec eux et jouer au foot sur l’herbe humide… Un champion cet Aurélien !

Hommage à Marie-Louise, excellente jusqu’aux Championnats régionaux où son genou lésé qui l’avait de nombreuses fois rappelé à l’ordre l’a finalement contrainte à abandonner. Courage Marie ! Nous t’attendons très bientôt sur les circuits et les podiums !

Le rêve est constitutif de la motivation

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Un beau vélo, un maillot de pro, l’envie de grimper sur la plus haute marche, la griserie de la compétition, le regard admiratif d’une fillette au bas d’un podium, une médaille plaquée d’espoir, le plaisir de « lâcher les mains » et d’avoir la piste pour soi tout seul… qui peut dire lequel de ces arguments donnera à Yannick – et à d’autres ! – le courage de s’entraîner autant qu’il le faut, de s’astreindre à une discipline de vie, de se plier à un emploi du temps contraignant, de mettre tellement d’argent dans ce qui n’est après tout qu’un aimable passe-temps ?

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Eric Valadier

 

 

 

 



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